
8h30
le 3 Octobre 2006, après 4 heures de route, nous voyons enfin le lac de la forêt d’Orient.
Le temps est chaud et il n’y a pas de vent (pas bon pour la pêche en grand lac).
Première chose à faire : aller faire un petit coucou à la boulangère de
Mesnil St Paire. Nous prenons des pains au chocolat, des croissants pour le petit déjeuner
et notre carte de pêche, puis direction Biwy city.
Un français est installé à la
digue et 5 autres carpistes étrangers (Andy CHAMBERS et ses
amis) complètent le
secteur de nuit.
Ils sont installés depuis le
17 Septembre et seules quelques petites carpes (4 à 5kg) ont été sorties.
De biwy city, nous pouvons observer les deux nouveaux secteurs de nuit. Malheureusement
pour nous, des allemands ont déjà pris possession des lieux.
Nous partons en direction des deux pointes Michelin:
La première pointe est occupée par deux carpistes strasbourgeois, entre les deux pointes, nous avons trois pêcheurs hollandais et la petite pointe de gauche n’est
pas encore assez découverte.
Les deux strasbourgeois sont des habitués du lac et ils sont capots depuis une semaine.Côté hollandais, une carpe de 17kg aurait été prise.
Dernier espoir, nous arrivons dans la baie de Géraudot et seuls trois français sont installés dans le fond de la
baie. Ils sont eux aussi capot depuis plusieurs jours.
Pour nous, le tour du lac est fait, nous nous installons en limite de la baie de Géraudot (côté plage).

Nous ne resterons que 24h sur secteur. Le passage de l’échosondeur et la petite baignade avec le masque et le tuba, nous ont montré qu’il y a
très peu d’eau (3m maxi à 250m du bord)
et qu’il n’y a pas la moindre trouée dans les herbiers.
Nous ne voulons pas refaire une nuit de plus sur ce secteur, aussi nous remballons le matériel afin d’ aller voir s’il reste une petite place pour nous sur les pointes
Michelin.
Arrivés sur ce secteur, un des strasbourgeois nous
annonce qu’ils partent le lendemain matin. Nous
décidons donc de passer cette
deuxième nuit à côté de la
voiture.
Pendant ce temps, on a quand même eu le temps d’embourber la voiture au bord du lac, car on a voulu
s’avancer un peu trop sur la vase qu’on croyait
sèche. Nous avons mis presque 2 heures pour nous
dégager, nous étions couverts de boue.
Dès le lever du jour, nous partons avec les bateaux pleins à craquer vers la pointe Michelin.

Nous passerons 3 nuits sur ce poste sans le moindre Bip….
Mais le temps est toujours au chaud et pas le moindre coup de vent, la pêche s’annonce très dure.
Après avoir passé la quatrième nuit sur ce poste, « c’en est
trop » !!!
Il va falloir changer de lieu.
Afin de comprendre, on s’improvise une petite baignade. Nous sommes surpris de voir qu’aucun des
amorçages que nous avons balancés depuis 4 jours
n’a bougé (graines,frolics, pellets et bouillettes). Pas un grain de maïs n’a disparu, il n’y a
même pas de blancs en activité, ça veut tout dire. Nous devons à tout
prix trouver des poissons.
Dans la matinée, Fabien part en repérage sur les lacs Amance et
le Temple.
A Amance, toutes les pointes sont prises. C’est « mort »
pour pêcher. Mais au Temple, seuls 2 français sont
installés dans le fond du
parcours de nuit. C’est nickel, nous décidons de
changer de lac direction le
Temple. Le vent commence à bien souffler.
Arrivés à a descente à bateaux de Caron, on aperçoit les vagues qui arrivent sur la bordure où
l’on voulait s’installer. Pas
une minute à perdre, nous montons les biwy à
côté de la descente à bateaux.
La nuit commence à tomber,
nous ne passerons l’échosondeur que
demain, les cannes resteront dans les fourreaux pour la
première nuit.
Dès le lever du jour, nous
partons sonder notre nouveau poste, c’est
un miracle aucun herbier, un fond nickel avec pas mal de souches et des
profondeurs jusqu’à 8.5m à 250m du bord.
Nous passerons une bonne
partie de la journée à sonder et à
tendre les lignes. Vers 15h30 tout est tendu
et toujours pas le moindre signe de poissons.
Vers 16h30, le temps change
du tout au tout, le ciel se charge de nuages et le vent commence
vraiment à
faire bouger les biwys.
Durant 2 bonnes heures, nous
essuyons une tempête comme on n’en avait
jamais vu ; le
lac est déchaîné,
les vagues passent par-dessus les zodiacs, les cordes
d’amarrage sont arrachées
de leurs piquets et des seaux d’eau nous tombent sur la
tête.
Vers 19h30, la
pluie s’arrête de tomber, mais le vent
reste très fort et tout d’un coup, un Bip suivi
d’un Bip Bip m’oblige à lâcher
mon biwy pour me saisir de la canne. C est lourd, ça reste
au fond et nous voilà
partis en bateau (le mien, car celui de Fabien est rempli
d’eau !) pour finir le combat.

Arrivé à l’aplomb, le
poisson monte doucement et arrive en
surface. Nous
sommes étonnés de voir
qu’il ne s’agit pas d’une carpe mais
d’un silure. Fabien le saisi par la bouche
et le hisse dans le bateau. Verdict : 11kg pour 1.10m.

Une heure se passe, un
nouveau départ mais cette fois-ci,c’est
sur une canne de Fabien. Après
un très
joli combat du bord, je mets une superbe carpe commune de 14.5kg dans
l’épuisette. Dans la nuit , Fabien
décroche un autre poisson à une
vingtaine de mètres du bord.

Dans la journée du 11 Octobre, nous avons eu 2 départs qui se sont
soldés par 2 casses.Le poste est très encombré (beaucoup de bois mort et de souches sur le fond).
Dans la deuxième nuit Fabien réalise un super doublé avec une carpe miroir de 14kg et une commune de 10.800kg .Pour moi, la nuit sera très calme.


Le lendemain, ce fut à mon
tour : 3 départs sur mes cannes, mais une seule
petite commune de 8.5kg a
réussi à rentrer dans
l’épuisette (les obstacles commencent vraiment
à être gênants).

Dans la nuit du 12 octobre, Fabien prend une commune de 12kg, ce poisson clôturera notre session.
Nous finirons notre dernière journée sous un soleil de plomb et un vent complètement absent.

Ainsi, la dernière nuit nous avons dormi tranquillement et au sec !
Anthony et Fabien